
La Bienheureuse : la liqueur de menthe qui réinvente la fraîcheur à la française
Il y a des spiritueux qui cherchent la puissance, d’autres la complexité. La Bienheureuse, elle, semble avoir choisi une autre voie : celle de la fraîcheur. Élaborée à Bercloux, au cœur de la Charente, cette nouvelle liqueur de menthe signée Les Bienheureux entend remettre au goût du jour une famille de spiritueux avec une approche plus contemporaine, plus légère et surtout plus élégante. À l’arrivée, une liqueur à 17,9 % vol., intensément mentholée au nez, douce en bouche et parfaitement dépourvue d’amertume. Une proposition qui pourrait bien trouver sa place dans les verres de l’été.
Une menthe française, distillée en Charente
Pour comprendre La Bienheureuse, il faut commencer par Bercloux, en Charente. C’est ici, dans la distillerie artisanale des Bienheureux, que cette liqueur prend forme. L’équipe a choisi de travailler une menthe poivrée soigneusement sélectionnée, selon un processus qui privilégie l’expression la plus pure possible de la plante.
La menthe est d’abord macérée avant d’être distillée en alambic charentais. Une méthode qui n’est pas anodine : elle permet de rechercher une expression aromatique précise et une fraîcheur qui ne repose pas simplement sur une sensation mentholée artificielle.
Lorsque le verre arrive devant nous, le premier contact est immédiatement évocateur. Au nez, la menthe fraîche s’impose avec une intensité presque végétale. On retrouve quelque chose de très franc, comme si l’on venait de froisser quelques feuilles entre ses doigts.
Puis vient la dégustation. La bouche surprend par sa douceur. La fraîcheur est bien présente, mais elle n’écrase pas tout sur son passage. La liqueur est légèrement sucrée, équilibrée et surtout sans amertume, avec une finale qui prolonge cette sensation de fraîcheur plutôt que de la rendre agressive.
C’est précisément ce qui distingue La Bienheureuse : la menthe reste le sujet, mais elle est traitée avec suffisamment de finesse pour devenir un véritable ingrédient gastronomique.
Une liqueur de menthe qui change de registre
La liqueur de menthe évoque spontanément certains souvenirs. Des digestifs puissants, très sucrés, parfois presque médicinaux. La Bienheureuse semble vouloir prendre ses distances avec cet imaginaire.
Avec ses 17,9 % vol., elle revendique une approche plus légère et plus contemporaine. La fraîcheur est toujours là, mais elle se fait plus délicate. Le sucre accompagne la plante au lieu de la masquer et l’absence d’amertume donne à la dégustation une fluidité particulièrement agréable.
Nous sommes loin d’une liqueur qui chercherait à impressionner par sa seule intensité. Ici, tout se joue dans l’équilibre.
La sensation commence par la fraîcheur aromatique, évolue vers une bouche douce et se termine sur une finale mentholée persistante. Le profil est suffisamment net pour être immédiatement identifiable, mais assez souple pour envisager différentes façons de la déguster.
Et c’est probablement là que se trouve son intérêt : La Bienheureuse n’enferme pas la menthe dans un seul rituel de consommation.
Une bouteille qui annonce la couleur
Avant même la dégustation, La Bienheureuse attire l’œil.
Son flacon vert lumineux, associé à une étiquette inspirée de l’Art Nouveau, affirme une identité graphique qui tranche avec l’image traditionnelle que l’on peut avoir d’une liqueur de menthe. Le contenant participe ainsi pleinement au repositionnement de la catégorie.
L’esthétique n’est pas simplement décorative. Elle accompagne le parti pris du produit : quelque chose de français, de travaillé, mais aussi de joyeux et contemporain.
Le nom lui-même participe à cette impression. La Bienheureuse évoque une forme de plaisir assumé, presque une invitation à profiter du moment. Une liqueur qui ne demande pas nécessairement une grande occasion pour être ouverte. Il suffit finalement d’un verre, d’une soirée d’été et de quelques amis.
Une création dans l’esprit des Bienheureux
La Bienheureuse s’inscrit dans la démarche de Les Bienheureux, société créée en 2014 par Jean Moueix et Alexandre Sirech avec l’ambition de participer à une forme de réindustrialisation française, en développant et en commercialisant leurs propres marques.
L’entreprise se présente comme un acteur volontairement agile du marché des spiritueux, avec une stratégie qui consiste à identifier des catégories porteuses puis à créer des marques capables d’y prendre une place singulière.
Cette approche se retrouve dans La Bienheureuse. Plutôt que de reproduire une liqueur de menthe traditionnelle, la marque cherche à en renouveler les codes, en travaillant simultanément le produit, son élaboration, son degré d’alcool, son identité visuelle et son imaginaire.
Les Bienheureux revendiquent par ailleurs des valeurs d’éthique et d’esthétique, ainsi qu’un modèle économique fondé sur une production intégrée et une attention portée à leurs outils de production. L’entreprise indique également consacrer 10 % de son chiffre d’affaires à la recherche et au développement et privilégier les contrats à durée indéterminée pour ses collaborateurs.
Une philosophie qui donne à La Bienheureuse un contexte intéressant : derrière la bouteille et son nom souriant, il y a la volonté de construire une marque française de spiritueux avec une véritable identité.
La fraîcheur comme nouvel art de vivre
Ce qui nous plaît finalement dans La Bienheureuse, c’est sa capacité à déplacer légèrement notre regard.
La menthe n’est plus seulement cette note secondaire que l’on ajoute à un cocktail ou cette liqueur que l’on réserve à la fin du repas. Elle devient ici une matière première à part entière, travaillée pour son parfum, sa fraîcheur et sa finesse.
On imagine facilement La Bienheureuse servie fraîche, lorsque les températures montent et que l’on recherche quelque chose de léger. Mais son profil peut aussi ouvrir la porte à une utilisation plus créative dans l’univers du cocktail.
Car la fraîcheur possède cette formidable capacité à créer immédiatement une sensation. Elle peut réveiller une boisson, accompagner des notes fruitées, dialoguer avec des agrumes ou apporter une tension végétale à une composition plus complexe.
La Bienheureuse semble justement avoir été pensée pour cette nouvelle génération de consommateurs qui ne cherchent plus nécessairement des spiritueux toujours plus puissants, mais des produits capables de trouver leur place dans des moments de consommation plus variés.
Une certaine idée de la France dans le verre
Il y a enfin quelque chose de très cohérent dans le choix de fabriquer cette liqueur à Bercloux, au cœur de la Charente, dans un alambic charentais.
La Bienheureuse ne cherche pas à importer un imaginaire exotique. Elle revendique au contraire une fraîcheur française, de la matière première au savoir-faire de distillation, jusqu’à l’objet lui-même.
Cette dimension compte aujourd’hui. Dans un univers des spiritueux où les marques internationales se multiplient et où les consommateurs sont de plus en plus attentifs à l’origine et au récit des produits, l’ancrage territorial peut devenir une véritable force.
La Bienheureuse raconte ainsi une histoire simple : celle d’une menthe poivrée choisie avec soin, travaillée en Charente et transformée en une liqueur qui préfère la fraîcheur à la puissance, l’équilibre à l’excès et l’élégance à la nostalgie.
Et lorsque la dernière gorgée laisse en bouche cette sensation fraîche et légèrement sucrée, on comprend finalement assez bien le nom choisi.
La Bienheureuse porte bien son nom : elle invite à profiter.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Visuel généré avec l’IA.

