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Serge Papagalli passe à table avec Exquis

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Ceux qui ont vu Serge Papagalli sur scène savent que la table et la nourriture sont des sujets de prédilection pour l’artiste. Bon vivant et amateur de bonne chère, Serge Papagalli aime la cuisine mais surtout la convivialité et les notions de partage et d’amitié qu’elle véhicule. Une chose est sûre, le paysan bourru de la célèbre série Kaamelott sait se tenir à table… Nous l’avons rencontré, le temps d’un déjeuner au restaurant Le 5, pour le cuisiner sur ses goûts et ses meilleurs souvenirs de gastronome.

Serge Papagalli, racontez-nous votre rapport à la nourriture. On vous imagine mal en train de manger sur le pouce…
Je préfère ne pas manger du tout que manger sur le pouce, je ne sais pas faire ça. Ma femme et moi, on cuisine tous les deux, midi et soir. C’est un aspect de la vie qui me plaît et m’intéresse, qui me passionne. Cuisiner, ce n’est jamais une obligation. J’aime passer à table, c’est mon point faible. Le repas à la française « oui »,  il y a une entrée, un plat, du fromage et un dessert. Mais la cuisine bourgeoise française, c’est fini, j’ai arrêté. Aujourd’hui je suis plus dans l’huile d’olive que dans la crème. Je ne cuisine plus du tout au beurre depuis 40 ans. Je me suis « méditerranéisé ».

Vous avez un plat préféré ?
J’en ai des tas, j’aime des milliers de plats. Un immense foie gras, c’est exceptionnel,  mais je dois dire que les pâtes font partie de ma vie. L’avantage des pâtes – cuisson al dente évidemment-, c’est qu’on peut être inventif avec. Si j’ai un régime à base de pâtes je suis preneur immédiatement. Des pâtes avec de l’huile d’olive, du parmesan et deux anchois,  je meurs ! Je pleure pour le Parmesan ! Je me sens très proche de la nourriture méditerranéenne et italienne de par mes origines. J’aime aussi les choses assez simples, comme la cuisson à la plancha. Lorsque j’imagine un calmar grillé à la plancha,
je vois tout ce qui va avec, je vois les copains, je vois le soleil, je vois le rosé, un sainte-roselyne par exemple. Le plat que j’adore également, c’est le baba au rhum, celui de ma femme : un vrai baba au rhum avec la crème fouettée à la main et bien macéré dans un bon rhum !

À vous entendre parler du baba au rhum, on vous sent gourmand. Vous avez une gourmandise dont vous ne pouvez pas vous passer ?
Oui, je dirais le fromage et le vin rouge : un parmesan Reggiano de grande qualité, avec un balsamique dessus et un barolo, un vin italien rouge du Piémont, ou un côte-rôtie… Voilà une vraie gourmandise dont je ne pourrais pas me passer. Les gourmandises du type chocolat, c’est pas trop mon truc mais si tu prends un mas amiel qui est un vin rouge de Provence, à boire avec les desserts, c’est extraordinaire.

Si vous deviez partir sur une île déserte, quel aliment emporteriez-vous ?
Si je dois partir sur une île déserte, le seul aliment que j’emporterai serait l’huile d’olive. Et une gousse d’ail, si je peux. Mais j’aime aussi l’huile de noix bien sûr !

Votre spécialité locale préférée ?
Le gratin dauphinois, préparé dans un  plat aillé bien sûr, de la crème, de la pomme de terre, de la noix de muscade et surtout pas de fromage ni de bouillon de quelque sorte que ce soit ! Je suis chevalier de la noix, chevalier du bleu de Sassenage. Dans Kaamelott  je suis paysan mais en réalité je suis chevalier ! Un vieux bleu de Sassenage avec un bon vin blanc c’est exceptionnel. Il faut regoûter le bleu de Sassenage. Je suis également parrain de la truffe iséroise et chevalier de la Chartreuse. Les caves sont extraordinaires, elles font six cents mètres de long, il faut aller visiter. Il y a une histoire derrière la Chartreuse. Et je te donne un petit truc : il faut la mettre au congélateur, ça révèle ses saveurs !

Vous êtes un humoriste. Il y a quelque chose qui vous amuse en cuisine ?
J’adore accommoder les restes. J’ouvre le frigo et je me dis « qu’est-ce que je peux faire avec tout ça » ? Et là, j’élabore une recette toute simple mais avec laquelle tu vas te régaler. J’adore, ça me passionne. Ma femme est très forte là-dedans aussi !

On approche des fêtes de Noël, comment ça se passe chez vous ?
De façon assez classique, chaque année nous allons en famille dans le Trièves. Ma belle-sœur fait le foie gras, mi-cuit en terrine, et un plat comme le chevreuil. En entrée, elle fait des escargots dans de la pâte feuilletée qu’elle fait elle-même et je lui tire mon chapeau, c’est délicieux !

Y a-t-il un rôle que vous auriez aimé jouer dans un restaurant ?
J’ai tenu un restaurant pendant trois ans. Le rôle que j’ai joué dedans, c’était celui d’accueillir les gens et d’animer. Il faut tirer son chapeau à tous les restaurateurs. C’est un métier très difficile : rentrer à trois heures du matin après le nettoyage, se mettre au piano chaque jour pour faire ses gammes, c’est très dur, respect total.

Merci au restaurant Le 5 et à Pierre Pavy pour son bel accueil.


Pour connaître l’actualité de Serge Papagalli
papagalli.fr

 

LE “5”
5 place Lavalette – 38 000 Grenoble
Tél. : 04.76.63.22.12
le5.fr


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Texte : Rédaction du magazine Exquis

© Crédits photos : ©Anthony Cottarel

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